Randonnée du jeudi 29 octobre 2020 à Ayguesvives

Ce jeudi 29 octobre, veille de re-confinement, ce sont 20 randonneurs disciplinés qui ont décidé de faire une boucle d’environ 10 km au départ du château des Martin d’Ayguesvives, devenu la mairie du village en 2003.

Eclairés par les informations d’une pure Ayguesvivoise (merci à elle), notre menu de cet après-midi a été le suivant :
– la borne milliaire adossée au mur extérieur de l’église,
– la croix des Albigeois
– la colline de Montalbiau
– l’écluse du sanglier en rénovation et les futurs projets d’aménagements touristiques
– et la belle campagne environnante sous un soleil d’automne dont nos  2 photographes ont pu faire de magnifiques clichés.
Retour aux voitures, ravis d’avoir fait travailler nos muscles et nos langues.
Et maintenant à nos pinceaux et à nos râteaux à feuilles pour occuper les 4 semaines d’isolement qui nous attendent.
Randonnée organisée par Bernard et Claudie avec la participation de Marie Odile.

Tous sains ..et saufs!

 

Ce jeudi 29 octobre 2020 était le dernier jour de liberté pour les randonneurs d’Escalquens : c’est le retour du confinement en cette veille de Toussaint!

Ils sont pourtant tous en pleine forme, même après avoir vécu d’autres pandémies et notamment une que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître… et que les autres ont oubliée.

C’est durant l’été 1968, qu’un virus grippal apparaît en Chine, bien trop occupée à faire sa révolution culturelle et à éliminer plusieurs millions d’individus « pestiférés ». Elle se diffuse très vite à Hong-Kong : ce qui va devenir une pandémie portera pour la postérité le nom de « grippe de Hong-Kong » car elle est pour la première fois reconnue dans ce pays qui était alors une colonie britannique.

Ce sera la première pandémie des temps modernes, celle qui prend l’avion. Elle atteindra rapidement toute l’Asie et notamment Téhéran: dans cette ville iranienne se tient alors une conférence qui réunit tous les experts mondiaux …. des maladies infectieuses ! L’ironie de l’histoire fera que beaucoup d’entre eux seront malades et apporteront le virus aux quatre coins de la planète!

Lors de l’hiver 1968, il y aura 100 000 morts aux Etats-Unis, le virus étant importé par les soldats en guerre au Vietnam.

La maladie, qui n’est pas encore qualifiée de pandémie, fait une pause en été 1969 si bien que l’OMS déclare en octobre 1969 que tout va bien dans le meilleur des mondes.

Elle revient en Europe au début de l’hiver, en commençant, pour la France, par le Sud-Ouest. Lors de cette deuxième vague, les services de santé sont complètement dépassés : l’infrastructure médicale est très insuffisante, les soignants n’ont aucun moyen de protection, il y a très peu de vaccins pour cette maladie considérée comme bégnine et ils sont peu efficaces.

La presse, la radio et la télévision y consacrent à peine quelques lignes ou quelques commentaires. Le peu de parole politique qui y est consacrée se veut être rassurante : « Epidémie ni grave, ni nouvelle ».

A l’époque, leurs sujets de prédilection sont les changements sociaux et culturels de l’après-mai 68, l’arrivée de Pompidou au pouvoir et la guerre doublée de la famine au Biafra.

Et puis, mourir à partir de 65 ans, c’était « naturel ».

Tout était dit dans une plaisanterie qui circulait alors : deux amis se rencontrent, l’un dit à l’autre « J’ai appris que ton épouse était décédée ». « C’est vrai » lui répond son interlocuteur. « De quoi est-elle morte? ». « De la grippe » lui répond le veuf. Et son ami conclut, rassurant :  » Tant mieux, ce n’est pas grave! ».

Et pourtant, il sera établi plusieurs décennies plus tard, que 25% de la population française furent grippés. Il y avait alors 50 millions d’habitants dans le pays, 36 000 d’entre eux en mourront (dont 25 000 pour le seul mois de décembre 1969). C’est exactement le chiffre total de décès à ce jour du covid 19! Elle disparaîtra avec le printemps.

Il y aura un million de victimes dans le monde entier.

Ce silence pendant et après cette catastrophe sanitaire était la solution thérapeutique de l’époque : ignorer et oublier pour continuer à vivre ! Qui d’entre-nous s’en souvient?

C’était il y a 50 ans, une éternité : la « prescription » pour l’actuelle pandémie est bien différente !

Mais les autorités scientifiques et politiques sauront se soigner : ils considèreront la grippe comme une vraie calamité et en conséquence ils mettront en place des systèmes de surveillance pour suivre en permanence son évolution, ils développeront et produiront en nombre des vaccins efficients et ils sensibiliseront la population aux risques encourus.

Les marcheurs d’Escalquens, même s’ils ne sont pas malades, vont devoir prendre leur mal en patience avant de retrouver leurs sentes et.. chemins préférés !

Pour voir les photos de Jean Marc cliquer ici

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