Randonnée du jeudi 1er avril 2021 Roumens

Nous étions 30 randonneurs à nous retrouver au départ à ROUMENS, petit village du Lauragais de 250 habitants, situé dans la plaine de Revel et dont l’origine est très ancienne car il apparait qu’au Moyen Age, il figurait déjà dans de nombreux textes sous le nom de ROMENCS. Philippe, notre éminent chroniqueur nous a d’ailleurs appris que ROUMENS était un site de type même de village ecclésial de l’an 1000, comme la Motte Castrale à qui nous avons rendu visite jeudi dernier.
Ceux ou celles qui voudraient en savoir un peu plus sur l’histoire de ROUMENS, pourront avoir les réponses dans le lien ci-dessous.

http://www.lauragais-patrimoine.fr/PATRIMOINE/WINTER/ROUMENS.htm

Nous avons rejoint le plateau de La Lande, après avoir emprunté une rampe douce et régulière, et là un magnifique panorama s’est offert à nous. Aucun obstacle pour contrarier le souffle de l’Autan, ce qui explique le choix de ce site pour installer le parc éolien du Lauragais, lequel est géré par la Sté VOLTALIA, qui exploite 11 éoliennes permettant d’alimenter aujourd’hui 10 409 foyers.

Si vous êtes intéressés par les questions techniques relatives à l’éolien, le lien ci-dessous vous permettra de revivre la construction du parc éolien du Lauragais.

http://www.lauragais-patrimoine.fr/PATRIMOINE/WINTER/ROUMENS.htm

Après avoir parcouru le plateau de La Lande jusqu’au pied de St Felix de Lauragais, nous avons rejoint  la plaine après un périple de 10 km, et retrouvé ROUMENS et nos véhicules.

Belle promenade !
Christian

Révélations du côté de Revel!

Si l’actuel président de la République française a autorisé ce jeudi 1er avril 2021 les randonneurs d’Escalquens à se déconfiner, c’est parce que Roumens se situe tout à côté de la terre natale d’un autre président de la République.

La France a mis au monde cinq régimes républicains qui ont été très souvent incarnés par leurs présidents.

La Première République, est née en 1792, en pleine Révolution. Plusieurs formes de gouvernement se succèderont, sans qu’il y ait un président, puis en novembre 1799 Bonaparte s’empare du pouvoir par la force (« foutez-moi tout ce monde-là dehors » ordonne-t-il à ses grenadiers pour qu’ils dispersent les députés!). C’est le régime du Consulat: trois consuls représentent le pouvoir exécutif mais très rapidement Bonaparte s’imposera puis proclamera l’Empire fin 1804.

Il faudra attendre la chute de cet Empire suivie de celle de la monarchie (trois rois règneront de 1815 à 1848) pour que naisse la Seconde République. Son premier et seul Président sera Louis-Napoléon Bonaparte, le neveu du précédent. Il est élu au suffrage universel (masculin) pour 4 ans, mandat non renouvelable. En conséquence, en 1851, comme son oncle, il organise un coup d’état pour rester au pouvoir et créé le Second Empire en éliminant la République âgée de 3 ans seulement. Il est sacré sous le nom de Napoléon III.

Mais en 1870, il a la mauvaise initiative de déclarer la guerre à la Prusse. La défaite est cuisante et rapide: il se rend à l’ennemi. La République, la Troisième, est alors proclamée le 4 septembre 1870 et elle décide de poursuivre la guerre. Les grandes figures de ce changement historique seront Victor Hugo (l’idéaliste universel), Léon Gambetta (le chef patriote) et Adolphe Thiers (le rassembleur pragmatique). Elle vivra 70 ans malgré des débuts calamiteux: défaite contre la Prusse (une partie du pays est occupé) puis révolte des Parisiens qui, après avoir subi un siège épouvantable pendant plusieurs mois, reprochent à la République d’avoir capitulé. Ce sera la Commune de Paris réprimée dans le sang par celui qui sera le premier Président de cette Troisième République, Adolphe Thiers: 20 000 exécutions sommaires, 4500 déportations.

Les monarchistes la menaceront jusqu’en 1879, puis la République appartiendra aux républicains jusqu’en 1940 malgré l’affaire Dreyfus, la Grande Guerre et les scandales politico-financiers des années 1930.     

Parmi les 14 présidents de la Troisième République, deux seront assassinés : Sadi Carnot en 1894 (par un anarchiste) et Paul Doumer en 1932 (par un Russe aux motivations obscures).

Deux autres auront une fin de mandat plus rocambolesque. Félix Faure décèdera d’une congestion cérébrale en 1899 alors qu’il est à l’Elysée en compagnie de sa maîtresse. Le surnom dont  héritera la dame éclaire sur la prestation technique fatale réalisée:  » la pompe funèbre »…

Quand à Paul Deschanel, en 1920, trois mois après son investiture, il tombe d’un train de nuit en voulant ouvrir la fenêtre de son compartiment. Il se retrouve sur la voie en pyjama, à peine écorché. Il rencontre un ouvrier cheminot qui le conduit chez un couple de gardes-barrières. Personne ne le reconnaît mais la dame déclarera plus tard: « J’avais bien vu que c’était un monsieur, il avait les pieds propres». Ce n’est pas un poisson d’avril,… c’était un autre temps! Il démissionnera peu de temps après pour raisons de santé.

C’est Philippe Pétain, en juillet 1940, qui met un terme à la République au profit du « régime de Vichy ».

La Quatrième République naîtra en 1946: elle connaîtra deux présidents. De 1946 à 1954, Vincent Auriol sera le premier d’entre eux. Né à Revel de parents boulangers, il sera plusieurs fois ministre, maire de Muret pendant plus de 20 ans et député de Haute-Garonne pendant 30 ans. A ce titre il fut un des rares parlementaires à refuser les pleins pouvoirs à Pétain, ce qui lui vaudra une incarcération. 

La Cinquième République sera créée par Charles-de Gaulle en janvier 1959 à la faveur de la crise algérienne. La suite, nous l’avons vécue !

Les marcheurs d’Escalquens, tous égaux devant les difficultés, gravissent souvent les sommets des chemins de liberté mais quand ils chutent ils peuvent compter sur la fraternité du groupe pour se relever!  

Philippe, notre chroniqueur désormais au chômage pour un certain temps!

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Le confinement est revenu nous privant du plaisir de marcher en groupe (même si auparavant nous étions divisés en sous-groupes de 6). Ne nous morfondons pas trop l’essentiel est de rester en bonne santé, donc de fuir ce virus, ne perdons pas de vue que même nos amis et notre famille peuvent, sans le vouloir, nous contaminer.
La  prudence est donc de mise.
Notre cercle de liberté est plus étendu que ce que nous avons connu lors du premier confinement, cela nous autorise à  marcher individuellement sur quelques beaux chemins du Lauragais et à profiter de la nature si belle au printemps.
Nous aurons un grand plaisir à nous retrouver à l’issue de cette épreuve.
Nos GOBS vont arpenter la campagne environnante à la recherche de circuits peut être inexplorés…
À bientôt !
Genevieve et Maitée 
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